Les yeux rouges

Publié le par Henri

            Vous êtes à une petite soirée avec des amis, vous avez votre nouvel appareil photo dernier cri, vous prenez donc des photos. Au flash bien sur, car l’ambiance lumineuse est sombre. Et là, c’est le drame : tous vos amis ont des yeux de lapin shooté au LSD… Comment se fait-ce ?


Tout d’abord, rappelons deux notions relatives à l’œil. La pupille est le trou situé au milieu de l’iris ; la taille de la pupille est contrôlée par la contraction de l’iris, pour régler la quantité de lumière entrant dans l’œil (réflexe pupillaire). Moins il y a de lumière, plus la pupille est ouverte, afin de capter assez de lumière pour y voir clair. La rétine est la partie sensitive de la vision, qui capte la lumière pour la transformer en un signal qui sera interprété par le cerveau. La rétine est très riche en sang.

            Fort de ces informations, nous pouvons maintenant comprendre le pourquoi de ces yeux rouges. En effet, dans une ambiance sombre, nous avons la pupille dilatée. L’éclair provoqué par le flash va donc éclairer directement la rétine, et donc le sang présent dans celle-ci, provoquant cet effet d’yeux rouges.

            Pour y remédier, il y a trois solutions. La première, la moins efficace, est le système anti-yeux rouges de l’appareil. L’appareil envoi plusieurs éclair successifs avant la prise de vue dans le but de faire fermer la pupille. Malheureusement, les gens réagissent plus ou moins rapidement à ces éclairs, et certains n’auront pas leur pupille fermée au moment du déclenchement. La deuxième est l’utilisation d’un flash externe ; celui-ci étant excentré, il n’éclairera pas le fond de l’œil, et donc, pas d’yeux rouges. Mais ce n’est valable qu’avec un reflex ou un bridge acceptant un flash externe. Troisième solution, la retouche numérique. La plupart des logiciels du marché ont une fonction anti-yeux rouges très efficace.


 

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Publié dans La prise de vue

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